Publié le 14 mars 2026 — Texte recueilli auprès de Camille L., conseillère artistique · Temps de lecture : 4 min
On m’avait dit : tu vas pleurer. J’avais haussé les épaules. Aujourd’hui, je raconte.
Le voyage commence avant le voyage. Trois semaines plus tôt, j’ai reçu un coffret noir dans lequel reposaient un livret astral, une combinaison sur-mesure, et une lettre manuscrite signée du chef. Pas de logo criard, pas de marketing. Juste une phrase : « Vous êtes attendue. »
L’embarquement
Le matin du dîner, on m’accompagne jusqu’à la base d’envol. Un médecin vérifie que tout va bien — pression, hydratation, sommeil. Je trouve ça un peu cérémoniel ; je comprendrai plus tard que c’était la dernière limite entre la Terre et autre chose. La capsule monte sans à-coups. Je m’attendais à du tonnerre. Il y a juste un long souffle, et le silence.
Le premier regard
Quand la baie d’observation s’ouvre, je n’ai aucun mot. La Terre est plus bleue qu’on ne l’imagine. Plus fragile aussi. Pendant une seconde, je crois que c’est une image projetée. Puis je vois un nuage bouger lentement au-dessus de l’océan Indien, et tout devient vrai.
Le repas
Ce n’est pas vraiment un dîner. C’est une cérémonie. Trente couverts, douze plats, deux heures et demie qui passent comme dix minutes. Chaque plat correspond à une portion de la rotation au-dessus d’un continent : un bouillon clair quand nous traversons l’Atlantique, une bouchée fumée à l’instant où nous survolons les volcans d’Islande, un dessert lacté pendant la traversée des nuages polaires.
Ce n’est pas la nourriture qui m’a marquée. C’est le sentiment d’être servie par le cosmos lui-même.
J’ai mangé des plats que je ne savais pas reconnaître. J’ai bu des accords que je ne savais pas nommer. Je ne suis pas devenue gastronome ce soir-là. Je suis devenue convive, au sens absolu du terme : quelqu’un qu’on accueille.
Le retour
La descente est plus rapide. Je redescends en silence. Personne ne parle. Personne n’a envie de parler. Sur le tarmac, on me rend mon sac, mon téléphone, mes clés — et je remarque que, pendant trois heures, je n’avais rien tenu d’autre que ma fourchette, mon verre, et la main de l’ami qui m’accompagnait.
Ce que ça change
J’ai dîné dans des restaurants formidables. J’ai goûté des produits exceptionnels. Je continuerai. Mais quelque chose, désormais, est différent. Je sais qu’il existe un endroit où la cuisine n’est plus un art, mais une rencontre. Et je sais que cet endroit s’appelle Galaxia.
Je ne dirai pas si vous devez y aller. Je dirai juste : si vous y allez, partez en ayant pardonné à quelqu’un. C’est une expérience qu’on traverse mieux léger.
✨ Galaxia n’est pas un restaurant. C’est un souvenir qu’on programme à l’avance. Réservez votre soirée →

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